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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 19:08

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Société

Pointe-Noire

Réduire le chômage par le dialogue entre employeur et demandeur

Face au chômage de masse qui plombe le pays, l’association d’aide au développement (Aidd) organise ces quatre dernières années des salons emploi entreprise au Congo (Seec) en vue de favoriser des échanges entre demandeurs et entreprises. Près de deux cents jeunes ont déjà bénéficié des stages et des recrutements. Mais beaucoup reste à faire.   

« Je gagne quand même bien ma vie actuellement », souligne Martial Bamou, aujourd’hui agent dans une société d’assurance de Pointe-Noire. Mais…«il a fallu beaucoup de patience et de courage vu les difficultés que j’ai endurées pendant deux ans pour accéder au poste que j’occupe en ce moment », se souvient-il. Le chemin de Martial a donc été parsemé de quelques épines.

A Pointe-Noire comme partout au Congo, beaucoup de jeunes peinent à trouver un poste de travail après leurs études. Bien que les institutions habilitées n’aient pas jusqu’ici fourni des chiffres, les Congolais dont plus de 80% de jeunes sont nombreux à courir dossiers en main à travers moult bureaux pour solliciter l’embauche. Un peu comme les pécheurs en train de négocier avec des anges qui se trouvent aux portes du paradis ! Les raisons de ce difficile accès à l’emploi sont multiples. Les chefs d’entreprise mettent en avant l’incompatibilité entre la formation des prétendants au travail et les besoins des structures. «Très souvent, les formations des demandeurs ne répondent pas aux besoins exprimés par l’entreprise. En outre, les diplômes ne reflètent pas les statuts. Une personne peut avoir été formée comme ingénieur en informatique, mais elle n’a jamais touché à un ordinateur», explique Florence Rock d’Unicongo, union patronale de Pointe-Noire.

Les jeunes quant à eux disent avoir identifié des causes d’un autre ordre. «Il y a certes un problème de formation dans nos écoles. Mais il faut reconnaître que même bénéficier d’un stage est un grand problème. Tant l’information sur les offres ne circule pas et que la plupart des recrutements se font sur des bases tout à fait subjectives. Voyez par exemple dans les offres que nous lisons dans quelques rares journaux. On exige souvent au candidat une expérience professionnelle d’au moins cinq ans. Ce qui constitue un grand obstacle pour un jeune qui vient de sortir de l’université », déplore Mélaine Missengué, étudiante en marketing. «Ce sont des simulacres de tests et d’offres qu’on lit souvent dans les journaux. Tout simplement parce que tout est joué d’avance et quel que soit le mérite, une personne ne peut accéder au travail que si elle a ce qu’on appelle ici un poteau », assène un étudiant en tuyauterie sous couvert d’anonymat.

Des pistes désormais ouvertes

«La main-d’œuvre qualifiée existe bel et bien au Congo. Le marché du travail est également accessible. Mais le paradoxe que nous vivons aujourd’hui est en grande partie imputable à l’aspect communicationnel. Entre les demandeurs d’emploi et les sociétés, l’information ne circule pas trop bien », observe Georges Nguila, chef d’Antenne à Pointe-Noire de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (Ocdh).

Si pouvoirs publics, dirigeants d’entreprises et société civile se montrent conscients du difficile accès des jeunes Congolais à l’emploi, ils multiplient ces derniers temps des initiatives pour apporter des solutions durables. Mais il s’agit avant tout de favoriser des discussions entre demandeurs d’emploi et entreprises. Le 30 juin dernier, des acteurs du monde de l’emploi se sont retrouvés à Pointe-Noire, à l’occasion du quatrième salon entreprise emploi au Congo (Seec) organisé par l’Association d’Initiative et d’Aide au Développement (Aidd). «Un cadre que nous avons créé pour favoriser les échanges entre les entreprises et les demandeurs », a expliqué Ghislaine Mbani Ondzé, présidente de l’Aidd au cours d’une conférence de presse. Au cours de cette quatrième édition du Seec, de nombreux jeunes de Pointe-Noire ont enfin eu l’occasion de discuter avec les sociétés de la place des questions telles que «quels besoins pour quels recrutements», «quelles formations pour quelles études» et «les techniques de recherche de l’emploi». Ce, conformément à la philosophie de l’Aidd qui a toujours voulu que les demandeurs trouvent des réponses aux questions : «Comment rechercher un emploi ? », «Comment créer son activité ? » et «Comment trouver son orientation et sa formation ? ».

Au cours de ce Seec qui s’étendait pour la première fois à Pointe-Noire, des entreprises ont exposé leurs produits. Ce qui a grandement ouvert les pistes de recherche d’emploi et de la main-d’œuvre. «Je suis encore à l’école. Mais pour avoir participé au Seec, je sais comment m’y prendre à la fin de ma formation », a reconnu Garcia Nziengui, étudiant en maintenance industrielle.

Mais l’Aidd qui, au terme de trois éditions du Seec a déjà aidé plus de deux cents jeunes de Brazzaville à bénéficier des stages, ne dormira sur ses lauriers que si tous les acteurs peuvent comprendre que l’emploi est lié au développement, ainsi que le fait constater M. Jean Bédel de la Bch. Tous sont donc tenus de « développer une veille informationnelle pour savoir quelle entreprise a besoin de quelle main-d’œuvre », comme l’a recommandé à la clôture quatrième Seec, Didier Sylvestre Mavouenzela, président de la Chambre de Commerce de Pointe-Noire et de l’Association Pointe-Noire Industrielle.

John Ndinga-Ngoma   

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Published by lakuzateur
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