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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 12:29

Cela se sait. Tant c’est aussi visible que les prétendues réalisations de notre fameux bâtisseur infatigable. Aux États-Unis d’Amérique, le Président Obama vient de réaffirmer sa volonté de « punir » Bachar El Assad. Seulement voilà. Notre cousin doit d’abord obtenir l’autorisation du Congrès.

 

Le Premier Ministre britannique, David Cameron, à l’instar de beaucoup de dirigeants occidentaux, veut lui aussi en découdre avec régime de Bachar. Mais, il s’est heurté au parlement de son pays. La Chambre des Lors et Celle des Communes ont clairement dit « No fight in Syria » à David Cameron. Grâce ou à cause du Parlement, la patrie de Shakespeare n’enverra pas ses soldats combattre Bachar El-Assad.

 

Le pays de Charlemagne est certes favorable à une action militaire, comme l’a déjà affirmé François Hollande. Non sans le pays de l’Oncle Sam, selon Manuel Valls, ministre de l’Intérieur français. L’Allemagne quant à elle, n’interviendra pas en Syrie. Avec un ton ferme digne de Margaret Thatcher, la chancelière Angela Merkel a dit «Nein».

 

Inutile de le rappeler. Depuis qu’il a succédé en 2000 à son père Hafez El Assad, Bachar El-Assad, bien qu’ophtalmologue, n’offre au monde entier que l’image d’un militaire aveugle qui croit aveuglement en la violence. À l’image de certains soudards africains qui, sous d’absurdes prétextes, ont stoppé des processus démocratiques dans le continent. Il y a donc nécessité de dissuader Bachar, car il est inconcevable qu’un dirigeant traite ses compatriotes comme des moustiques qu’on peut écraser à tout moment.

 

Mais, pourquoi refuser ou hésiter de frapper un cynique et sadique qui a « franchi la ligne rouge »? Bien qu’ayant des origines africaines, Obama a dû abandonner ses réflexes dictatoriaux africains. Aux pays des Blancs, on ne jure que par la séparation des pouvoirs en écoutant le peuple. Il est vrai que l’opinion publique occidentale est en grande partie défavorable à une intervention militaire en Syrie en raison des déconvenues de l’Irak en 2003, de l’Afghanistan et de la Libye en 2011.

 

Et si c’était le Parlement congolais ? Loin de faire un mauvais procès d’intention à nos fameux « honorables »  et « vénérables », on assisterait sans doute à ce qu’ils nous offrent souvent en commissions ou en plénières. Ceux de  la prétendue opposition se prononceraient contre. Sans dire pourquoi. Ni faire des propositions alternatives concrètes. Quant aux députés et sénateurs de la Majorité en question, ils adhéreraient aveuglement, sans tenir compte du qu’en-dira-t-on, à la vision du « caha président». En 2010 par exemple, certains parlementaires de la Majorité avaient organisé des marches à Brazzaville ou Pointe-Noire. Ce, en remettant des billets de banque aux badauds. «Touche pas à mon président», pouvait-on lire sur des banderoles.

 

Pourtant, l’affaire des biens mal acquis fait penser au détournement des deniers publics. Et le détournement des deniers publics peut être considéré comme un cas de haute trahison. En tant que représentants du peuple, nos députés et sénateurs auraient dû (ne fût-ce que faire semblant) débattre de la question pour tirer au clair ces soupçons de biens mal acquis. Or, «La haute cour de justice n’est compétente pour juger le Président de la république qu’en cas de haute trahison », peut-on lire dans l’article 153 de la Constitution de 2002. À fortiori L’article 153 de la constitution stipule que la Haute de cour de justice est composée de parlementaires (sénateurs et députés) et membres de la cour suprême.

 

Tout porte à croire que pour nos élus, surtout ceux de la Majorité, la vision de président-fondateur semble au-dessus des préoccupations du peuple. Comment condamner ceux qui pensent que certains parlementaires congolais d’aujourd’hui ont été nommés par le gouvernement et son chef Denis Sassou-Nguesso?

 

 

John Ndinga-Ngoma

 

 

  

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Published by lakuzateur
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